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Édito

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Matrescence - Rencontre avec Clémentine Sarlat

 

Il y a beaucoup de lumière lorsque vous croisez Clémentine Sarlat pour la première fois. Journaliste sportive à la télévision depuis plusieurs années, son podcast La Matrescence remporte un grand succès. Femme de talent et engagée, cette entrepreneure, professeur de yoga pré et post natal, Clémentine a pris le temps de nous parler de ses routines, de ce qui l'inspire, de ses réussites et de ses déceptions aussi. 

 

 

Raconte nous qui tu es

J’ai 32 ans, je suis maman d’une petite fille de 2 ans 1/2 et bientôt maman d’un 2ème enfant. Je vis à Bordeaux, dans la belle région bordelaise. Je suis une vraie slasheuse comme on dit aujourd’hui: je suis journaliste, podcasteuse, j’anime des soirées en entreprise, je suis en train d’écrire un livre, je fais du media training, bref j’ai plein de casquettes et je peux faire plein de choses différentes. Je suis aussi prof de yoga pré et post natal. Voilà pas mal de choses en ce moment, certaines que je peux faire pendant le confinement et d’autres que je ne peux plus faire. à la base, je suis journaliste dans le sport à la télévision.

 

J'ai réussi à enlever toutes les couches de personnes qui n’étaient pas moi pour devenir moi-même

 

Qu’est-ce que la Matrescence?

 

C’est un concept psychologique inventé dans les années 70 par une anthropologue américaine, Dana Louise Rafael, qui est décédée aujourd’hui. Elle explique le changement d’identité qu’on peut ressentir au moment de devenir mère et toutes les transformations que cela implique, pas seulement physiques ou hormonales mais aussi dans le cerveau et dans la façon dont on se perçoit et dont on perçoit le monde. J’ai trouvé ce concept car j’ai été moi-même frappée de cette matrescence, qui m’a beaucoup déboussolée, beaucoup perturbée. À la naissance de ma fille, en septembre 2017, du jour au lendemain, j’ai eu la sensation d’être une autre personne et c’est très bizarre quand ça nous arrive, quand on n’est pas préparée. Je pense que, nous les femmes qui vivons en ville, qui sommes très peu connectées à la nature, à nos ressentis et qui sommes dans une vie un peu trop rapide où on oublie l’essentiel, devenir mère nous ramène à l’essentiel, cela nous fait prendre conscience de choses qui étaient peut-être enfouies… tout ceci peut être violent parce que rapide. Mais pour moi la matrescence, c’est pour le meilleur. Personnellement, ça veut dire que j’ai réussi à enlever toutes les couches de personnes qui n’étaient pas moi pour devenir moi-même. Donc tant mieux!

 

Quelle est ta routine le matin?

 

Hors confinement, je me lève assez tôt depuis que j’ai Ella. J’essaie de me lever avant elle, mais elle a un radar incroyable, elle sait quand je suis réveillée! Je me lève entre 6h et 6h30. J’essaye de descendre et d’aller méditer pendant 10 min, j’ai une application pour le faire parce que je suis nulle, je ne sais pas méditer sinon. Je bois un grand verre d’eau, je prends une ampoule d’eau de quinton, c’est de l’eau saline pour hydrater mon cerveau et ça m’a changé la vie de faire ça. Généralement, ma fille descend vers 7h, donc je n’ai pas vraiment le temps de faire beaucoup plus. Dans mes mauvais jours, j’ouvre tout de suite mon téléphone et je regarde les réseaux sociaux ; c’est une habitude que je dois perdre. Ce n’est pas évident, on voit qu’on est intoxiqués. Donc j’essaie de ne plus aller sur Instagram le matin dès que j’ouvre les yeux, j’essaye de faire autre chose.

  

 

D’où tires-tu de cette routine? 

Je l’avais plus ou moins mise en place, mais c’est vrai que je l’ai renforcée depuis la lecture du livre « The Miracle Morning » et l’écoute du podcast de Deliciously Ella, dans lequel elle reçoit l’auteur du livre. Deliciously Ella a aussi publié de nombreux épisodes, que j’aime beaucoup, dans lesquels elle parle du sommeil, de plein de choses à mettre en place pour bien dormir et commencer une journée de manière plus efficace.

Donc ce n’est pas du tout une transmission familiale, on ne peut pas dire que mes parents m’aient transmis ce genre de choses. Je lis beaucoup et j’essaie de m’inspirer de gens que j’admire. Je suis une lève-tôt donc il faut bien occuper le temps parfois! Et le matin, je trouve que je suis plus efficace. Dans les moments où je me lève vraiment tôt, je peux travailler efficacement avant que ma fille se lève.

 

Ce n’était pas simple de quitter un CDI mais je l’ai fait. À partir du moment où j’ai pris la décision, je n’ai pas du tout eu peur.

 

Aujourd’hui tu es une femme entrepreneur, peux-tu nous expliquer ce choix?

Beaucoup de choses ont déclenché le fait que je sois entrepreneur aujourd’hui, mais en gros l’arrivée de ma fille en 2017 m’a fait changer de vie en 2018. Très déçue du monde de l’entreprise à mon retour de congé maternité, j’ai fait un choix, que j’assume aujourd’hui et j’en suis très contente. J’ai fait ce choix à 30 ans. J’avais passé une année aux Etats-unis quand j’étais lycéenne dans une famille américaine et j’étais très très imprégnée de la culture américaine sur l’entreprenariat et sur la prise de risques. J’ai été aussi élevée par des parents comme ça.

Et je pense que c’est à ce moment particulier de ma vie, dégoûtée de l'entreprise et de la façon dont ils avaient agi avec moi, que je me suis dit que c’était le moment. Je ne voulais plus subir, je ne voulais plus être dans des moments désagréables donc je me suis dit que j’allais faire les choses pour moi. Ce n’était pas simple de quitter un CDI mais je l’ai fait. À partir du moment où j’ai pris la décision, je n’ai pas du tout eu peur. Après avoir écouté le podcast de génération XX avec Sophie Trem, j’ai compris que d’autres l’avaient fait et au final que le bonheur était après.

Je suis ravie de l’avoir fait. C’est difficile l’aventure de l’entrepreneuriat, il faut avoir confiance en soi. Cette confiance, je l’ai reçue avec mon éducation. J’ai beaucoup de chance de ce côté là, parce que mes parents nous ont toujours dit à ma soeur et moi « vous êtes capables, vous allez y arriver. Vous prenez des risques mais ça va aller ». Je pense que lorsque cette petite graine est plantée dès l’enfance, c’est plus facile. Je n’ai pas peur du risque, je n’ai pas peur de l’après.

 

Est-ce que le fait d’être entrepreneur t’impose une hygiène de vie particulière?

Oui mais plutôt par le fait que je me déplace beaucoup et que je suis intolérante au gluten et au lactose, ce qui m’a imposé de changer mes habitudes alimentaires. Le yoga a aussi modifié ma vie sur de nombreux points et je trouve qu’en vieillissant on comprend mieux les choses. On n’a plus envie de mal manger ou d’être dans un truc où on ne se sent pas vraiment bien. Je crois que lorsqu’on a la vingtaine, on a plein d’énergie et je pense que ça disparait un peu au bout d’un moment et on se demande comment retrouver cette énergie. Et là on voit qu’il y a beaucoup de choses à mettre en place très intéressantes.

 

 

Comment trouves-tu ton équilibre vie pro/vie perso?

Beaucoup de mal à trouver cet équilibre parce que mon conjoint et moi sommes toujours en déplacement. Ce confinement nous fait beaucoup de bien parce qu’on vit à 3 en permanence, ce qui ne nous arrive jamais. Je ne suis pas du tout du genre à m’occuper de moi, je prends peu de temps pour les soins mais c’est quelque chose que j’aimerais faire. Ce n’est pas simple, d’autant plus qu’en devenant maman, on a moins de temps dans une journée à consacrer à nous-même.

 

Et concrètement, ça donne quoi?

 

Je travaille depuis la maison quand je fais le podcast. Je suis en déplacement quand je vais interviewer ou quand je vais sur les bords des terrains de rugby. Je suis aussi en déplacement quand j’anime des soirées. J’alterne des périodes durant lesquelles je suis tranquille avec des périodes où je ne suis jamais là. En novembre dernier, je crois que j’ai passé 3 jours à la maison et c’était horrible. Mais c’était important de le faire pour mon travail.

 

 Ton plus gros kiff en tant qu’entrepreneur?

 

La liberté et le fait que je sois seule à prendre les décisions. Ce que je construis, je ne le dois qu’à moi. Il n’y a personne pour me dire c’est bien ou ce n’est pas bien. Le problème du journalisme dans lequel j’étais, c’est qu’il y a 10000 chefs, 10000 avis et qu’on se retrouve perdus ; on ne se fait plus confiance. J’avais perdu cette confiance en moi. Aujourd’hui, je peux faire des erreurs mais j’apprends beaucoup en faisant ces erreurs. Il n’y pas le jugement qu’il peut y avoir dans le management en entreprise, à la française. Mon plus gros kiff, finalement c’est de faire des erreurs, d’apprendre et avancer.

 

Ton plus gros coup dur?

Un peu compliqué d’en parler mais finalement ce n’est pas un coup dur. On m’avait promis de m’embaucher sur un projet, puis la promesse n’a pas été tenue, donc sur le coup c’était très dur. Et puis j’avais autre chose en tête vers laquelle je m’étais dirigée et finalement je me suis rendue compte que ce n’était pas vraiment ça que je voulais faire ou en tout cas je n’en étais pas capable maintenant. Donc j’ai eu un gros moment de creux où je me suis retrouvée à me dire « qu’est-ce que je vais faire? ». C’était vers janvier, février, mars 2018 et au final, j’ai crée le podcast! Donc il n’y a pas de hasard. Derrière un gros coup dur, on remonte.

 

Peux-tu nous dévoiler quelques projets à venir?

 

Développer le podcast à fond. J’aimerais avoir quelqu’un avec moi pour m’aider, parce que tout gérer toute seule devient très compliqué. Et puis mon plus gros projet à venir, c’est mon deuxième bébé quand même, qui arrive en septembre!

 

Quel conseil donnerais-tu à une femme qui souhaiterait se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat?

 

Si on se pose la question d’y aller et de le faire, c’est que l’envie est là. Si on a envie de faire ça et qu’on y réfléchit, il faut prendre le temps, c’est long de mûrir un projet. Moi je suis honnête, je suis partie parce que c’est mon caractère, je ne savais pas ce que j’allais faire. Je n’avais pas de pistes, pas d’argent, je n’avais rien. Mais je suis privilégiée dans le sens où j’ai un nom dans les médias, donc j’ai des contacts. Mais je pense que chacun a des contacts dans son milieu. J’ai choisi de prendre du temps pour moi pour me former. Je me suis beaucoup formée. J’ai apprécié pouvoir me former pour être prof de yoga pré et post natal sur des ateliers de parentalité et j’ai trouvé que c’était tellement enrichissant.

Donc mon conseil est : FORMEZ VOUS! Ça n’a pas de prix.

 

 

 

De manière plus légère, quel est ton rapport aux matières que tu portes?

 

J’adore les matières douces et cocooning, qui offrent le réconfort d’être à la maison.

 

Un souvenir avec un vêtement en particulier?

 

J’adore les robes. Je suis souvent en jean et baskets mais c’est vrai que les robes un peu longues me font sentir femmes et à l’aise dans mes corps. Pas de souvenir en particulier, juste que j’adore les robes.

 

Ta pièce préférée dans la capsule PLUME?

 

La robe HEUREUSE et la maille HOLISTIQUE. Mon coeur balance. Au quotidien, je choisis le pull.

 

 

Si PLUME voulait créer ta pièce fétiche, ce serait quoi?

 

Une robe! Mais j’adore les combishorts aussi!

 

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